04 juillet 2007

Denise013

Tabatha ignora les remarques de Doug et lui sourit froidement. Zven, lui, se massait l'oreille interne en levant les yeux au ciel tandis que Ken-Françis enfilait ces petits lunettes en oxyde de zirconium, indifférent à tout.
Il faut dire que des quatres, seul Douglas MacCoy-Sakamoto avait raté son deuxième doctorat de biochimie aléatoire. On avait légitimement du mal à le prendre pour autre chose qu'un sacré loser, une petite merde sans avenir.
« ...Salopard!…. M’envoyer chercher des cafés alors qu’il y a des sentinelles-stagiaires pour ça, c’est vraiment un connard, Ramouncho, et cela, juste pour me rabaisser une fois de plus devant les autres, "Zi Others"… Comme si tout le monde ignorait encore que j’avais chié mon doctorat dans la douleur alors qu’ils avaient tous réussis haut la main!… Mais moi au moins, les mains, je les ai gardées propres… »

A la cafet’ néo art-déco, Doug fit couler un café Péruvien assez équitable. Comme d’habitude les stagiaires n’avaient pas refait de café après l’avoir fini! Il en servit cinq doses, se retint de cracher dans le Mug Bart Simpson du "professeur-mes-couilles", ajouta quelques sucres roux en vrac sur le plateau, des sweet-touillettes bleues électriques, ainsi que quelques vieilles friandises au brocoli qu’il avait trouvé en raclant les fonds de placards. Puis il revint rapidement, le plateau entre les mains, en sifflotant "My Way". Au troisième virage, pourtant, Il faillit se viander, puis plus loin, dans la chicane photocopieuse/stérilisateur, mais il rétablit la trajectoir de son plateau in extremis, accéléra au début du couloir, comme un vrai petit pilote de formule 1. Il rétrograda à l’approche du labo.
Hop! un arrêt aux stands…
— Merci Doug t’es un amour, ironisa Tabatha en choisissant le mug George Bush.
— Je t’en prie ma chérie, désaltère-toi! Puis Douglas ajouta :
—Alors? On en est où ? Elle parle d’autre chose ? Parce que s’il faut que je me tape Kant, Hegel, et Epicure pour comprendre ce qu’elle veut pour déjeuner, je suis pas sur de pouvoir suivre, moi. Il tendit un café à Murdoch pendant que Zven et la Quenelle s’étaient rapprochés de Denise.
Zven, ne sachant que faire, tendit la main pour lui gratter le menton comme il le faisait avec son chat Moustapha. Denise stoïque, se laissa faire, en clignant des mamelons.
Il cherchait ses mots, il ne voulait pas la froisser…
— Bonjour ma Denise, alors comme ça… Tu parles, hmm ?
— Oui, je parle et suis consciente de te parler. Et à partir de maintenant mon cher Zven, je ne suis plus « Ta Denise » mais « Denise » mon corps n’est à personne, je suis un être vivant, conscient et indépendant.
— Ha ouais!… heu, bien! Bah, moi aussi je suis assez du genre indépendant…
Puis, se tournant vers Doug, il chuchota:
— Dis-moi Douggy, tu ne voudrais pas allez jeter un coup d’œil dans mon vestiaire, il me semble que j’ai un livre genre « la psycho pour les nuls ». Tu sais, je m’étais un peu intéressé au sujet pendant ma dépression. Cela pourrait peut-être nous aider, il me semble qu’il y avait un chapitre entier sur les animaux de compagnie, l'inné et l’acquis, enfin tout ce bordel, quoi…
Douglas l'observa subjugé et se dit qu’il avait finalement bien fait de soigner sa dépression en ouvrant un bar à putes. Ca c’était une décision d’homme! Et il fut à cet instant, plus que jamais, fier de son ami, "total respect" s’afficha en lettres de feu dans son esprit alors qu’il regardait Zven avec des yeux de sardines frites… « Ton âme est tellement belle Zven! »…

Posté par misskathyx à 11:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Denise013

    oulala !!

    oulala !! cha commenche à me faire peur vos hstorias !! mais che pas grave j'adore le chouspench ! bravo !! j'attends la chuite

    Posté par Armanda Mizera, 13 juillet 2007 à 19:39 | | Répondre
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